Bonjour, Bruno dans votre radio pour vous rapporter un Fait du jour.
Voici qu’apparemment rien ne va plus à Londres.
Suite au Brexit, banques et autres centres de gestion fuient la capitale britannique.
D’autre part, la tour de Big Ben, qui a besoin de travaux urgents, ne fera plus entendre le carillon de son énorme cloche pendant 4 ans … au désespoir des Londoniens et des touristes.
Et voilà qu’on apprend que le nouveau maire de Londres, Gengis Khan – euh, non, pardon : Sadiq Khan, en bon sadique, a brisé un rêve lancé par l’ancien maire Boris Johnson en 2013. A savoir, construire un « garden-bridge » sur la Tamise. Oui, vous avez bien traduit : il s’agit en effet d’un « pont-jardin » au dessus de l’eau.
L’idée était belle pourtant, d’autant qu’à ma connaissance, ça n’existe nulle part ailleurs.
Après les jardins suspendus de Babylone, nous aurions eu les jardins hors-sol de Londres. Enfin, presque.
C’était une riche idée que de construire un nouveau grand jardin public en plein centre de la capitale. Mais l’espace étant rare, ce « public park » devait être aménagé sur un pont pour piétons qui lui aurait été entièrement dédié.
Et il était prévu qu’il voit le jour en 2018.
Petit problème pour ce genre de projet : son coût.
Estimé au départ à quelques 250 millions d’€uros, plus l’étude avançait, plus l’ardoise devenait lourde. On en était déjà à plus de 300 millions 4 ans plus tard. Sans compter les 3 à 3,5 millions par an pour l’entretien futur du pont et de son jardin.
Le maire de Londres ne voulait pas faire endosser à la ville seule de pareilles sommes. En conséquence, il a refusé de se porter garant du financement du projet – sachant très bien qu’une fois sa signature donnée, il lui faudrait payer le coût final qui ne manquerait pas de grimper encore et encore.
Et voilà donc notre jardin tombé à l’eau, faute de pont.
Dommage.
Certains reprochent déjà au maire les 50 millions d’€uros dépensés en études préparatoires et qui ne serviront à rien. Mais, avouons qu’il n’en est pas entièrement responsable.
On en revient donc à l’éternelle bonne idée d’Alphonse Allais qui préconisait de construire plutôt les villes à la campagne car l’air y était plus pur. Et bien, si ça revient si cher de construire des jardins dans Londres, pourquoi ne pas reconstruire Londres à la campagne où les jardins existent déjà !
Sur ce, je vous dis bye-bye. Je vais me mettre au vert.